Biographie
Thibaud est né en 1983 en banlieue ouest parisienne. Arrivé au lycée, il gribouille sur des coins de feuille jusqu’à rencontrer Boris, Jo, Sym et Venin ses partenaires avec lesquels il apprend le dessin et les couleurs par les bombes aérosols, à l’ombre des terrains vagues. Il se passionne en parallèle pour le voyage et les cultures ethniques. À Paris, les fresques se teintent des influences du graffiti international autant que des univers issus de la bande dessinée et de l’illustration. De là, un esprit de narration fantasmagorique se décline de chaque support ayant toujours cette obsession de suggérer les histoires sans jamais les raconter.
En 2003, il quitte l’école des Beaux arts de Rueil, en différant avec l’enseignement donné. Après quelques voyages, il fonde l’association Artistreet, association qui s’investit dans la « streetculture » par le graff en tant qu’action sociale et culturelle. Dans le même temps sont publiés en « system D. » les premiers numéros de la Koulure ; fanzine autoproduit de B.D., illustration et photo autour de l’univers urbain.
En 2006, il publie le « Carnet Modi » aux éditions Carnet-livres. Ce recueil d’essai sur l’illustration et le dessin lui permet d’explorer une esthétique plus « Burtonienne » avec des influences comme Edward Gorey, Charles Addams et Gris Grimmly.
Deux titres de la Koulure seront ensuite publiés chez Carnet-livres.
Entre 2007 et 2008, il alterne les missions de graphisme et les cours de dessin et de technique de narration pour les adultes et les petits à Neuilly et à Nanterre. Il publie « Banlieue, je t’aime » en collaboration avec la mairie de Nanterre, ouvrage dans lequel les participants au cours sont invités à faire leurs premières armes dans l’édition de livres graphiques.
En 2009, après plusieurs fresques, papiers peints, affiches, … réalisés pour des communes et des particuliers, Thibaud alias M.po rencontre l’entreprise Artisticker : Entreprise spécialisée dans l’imprimerie de grand format sur tissus et stickers. Cette collaboration permet à l’artiste d’allier un travail de P.A.O. tout en conservant son addiction aux grands formats et fresques murales. On retrouve dans ses productions un retour aux graphismes ethniques, teintés des influences du courant pictural New-yorkais « Pop-surrealism ».

